Belles carrosseries, pieds écrasés sur l'accélérateur et vilains caïds en veux-tu, en voilà : la saga «Fast And Furious» revient hanter les salles obscures, mais cette fois sans ses deux arguments de poids, Vin Diesel et Paul Walker. Exit les beachs californiennes ou le flic à Miami des deux premiers opus, les bolides déménagent au Japon en plein empire des yakuzas yamakasis. Ca ne vous dit rien ? Filez voir «Cars» !
Ne cherchez pas une suite, Fast And Furious : Tokyo Drift n'en est pas une. Star des deux épisodes précédents, l'officier de police Brian O' Conner (Paul Walker) a pris sa retraite et laisse ses fans totalement au désarroi. Le blondinet passé à la trappe, les producteurs ont voulu renouveler, en plus du casting, les circuits autos de la série. On quitte donc les courses illégales des West et East Coast ainsi que leur festival de majorettes en bikinis pour préférer un Tokyo plus sombre et plus habillé. Question de météo.
Pas d'infiltration dans un quelconque gang mafieux, ici le héros est un ado comme les autres qui découvre les joies des montées de testostérone, à ceci près que sa libido, il la consume à 250 km/h en pleine ville. Dans le rôle titre : Lucas Black, déjà vu à l'affiche de Jarhead et de Retour à Cold Mountain. Associé au rappeur Lil Bow Wow, notre tête brûlée junior souhaite ardemment se faire un nom dans la jungle des street races. Manque de bol : il va se mettre à dos une communauté de yakusas bien décidés, eux, à garder le podium.
Evitons les préjugés : Fast And Furious 3 n'est pas un frein à la saga bien au contraire ! Plus speed, moins loréalisé, ce dernier volet pourrait même ravir les adeptes du genre là où les deux autres laissaient un arrière goût de bitume trop lisse. L'ambiance jeu vidéo ne nous lâche plus, on demeure embarqués dans ce GTA filmé jusqu'au générique qui nous laissera descendre tranquillement vomir sur le trottoir...


